#33 – A travers la France

Paris -Lyon en TGV, aujourd’hui c’est deux heures. Deux heures en tête à tête avec mon imagination et mon clavier. Juste assez pour me rendre compte qu’il manque quelque chose. Un soupçon d’implication personnelle. J’ai commis la grosse erreur de me réveiller tard pour me replonger dans les aventures de [spoiler alert] Charlotte.

Résultat : assise dans un TGV moins que confortable, mon esprit vagabonde beaucoup plus facilement vers le week end qui s’annonce que vers les contrées lointaines où chevauche mon héroïne. On va s’y remettre.

#32 – Sprint

Ce week end, je pars à Lyon pour quelques jours entre amies. Et comme ces charmantes personnes sont les seules à qui je rends des comptes sur mon écriture, je me lance un marathon de deux jours histoire de conserver ma fierté d’écrivain.

Je l’avais déjà remarqué lors du Flimi : je suis plus efficace sur de courtes sessions d’écriture très intenses que sur des heures face à mon écran. Alors j’ai trois playlists (10-20-30 minutes) et je tape à toute berzingue, le temps que mon café refroidisse.

#31 – Printemps printanier

Je commence à craindre pour le mois de mars. Avoir un aussi beau février me laisse perplexe. Pas la moindre trace de neige dans Paris, on commence même à abandonner parapluie, bonnets et gants.

Et ce matin, c’est de flaque lumineuse en rayon de soleil que j’ai traversé la place de l’Etoile. Croyez-le ou non, mon écharpe était de trop et a fini dans mon sac, et même ma veste ouverte me pesait par moment. Je recueille avec plaisir et même soulagement chaque petite seconde de cette douce chaleur, moi qui n’aime pas l’hiver.

#30 – Ne faisons XV

Je suis pas très sport. Je veux dire, je ne fais pas beaucoup de sport et ce n’est pas quelque chose qui m’intéresse de fou. Le seul match de foot que j’ai regardé en entier de ma vie était la finale de coupe du monde 2018 (on a gagné, youhou…).

Mais il y a UN sport qui, au delà de trouver grâce à mes yeux, me passionne : le rugby. Plus exactement, le rugby à XV. Et coup de bol, la fédé française est plutôt bien installée. Certes, notre équipe masculine lead bat de l’aile, mais on a quand même droit à de beaux matchs. J’écris ce post pendant la mi-temps du crunch des VI nations 2019, et même si on se fait marcher dessus, on est bien. Allez les Bleus !

#29 – A la sueur de mon front

J’adore cette expression, j’ai l’impression qu’il faut être un bûcheron canadien qui vient de construire sa maison avec une hache et trois clous pour l’utiliser ! Ou bien avoir un peu transpiré… comme moi ce matin ! Après une nuit compliquée (ô nuit d’insomniiiiiiieeeuuuh) j’avais besoin de me booster. Une bonne séance de yoga pour se réveiller et faire chauffer les muscles, suivie d’une chanson de squatts, à savoir trois minutes complètes de souffrance dans les cuisses.

Gonflée à bloc pour la journée, case douche validée, c’est reparti !

#28 – Encres et papiers

Ces derniers temps, de plus en plus d’idées me viennent. C’est le syndrome de la procrastination : j’arrive à un moment de l’écriture qui me demande du travail et de la rigueur, donc mon cerveau décide de penser complètement à autre chose. Et autant j’aime taper mes idées au clavier, autant j’adore le format du blog, autant certaines histoires pour moi ne prendront vie que sur un bloc note ou dans un cahier, un stylo à la main, de l’encre sur les doigts. Ce sont mes histoires à moi, celles que personne ne connaîtra jamais, à moins d’oser fouiller dans l’amoncellement de carnets qui traîne dans mon bureau !

#27 – L’éclat des satins

Ma soeur se marie. Du coup on commence à s’investir peu à peu dans les préparatifs. A défaut de se battre avec les traiteurs ou la liste d’invités, nous assurons le soutien moral et les conseils sur…la robe.

Une boutique joliment éclairée, des robes plus virevoltantes les unes que les autres, des coupes princesses, de la dentelle, des tissus lourds, des blancs ivoire, vanille ou même poudré, de quoi se plonger dans la réalité du grand jour qui approche. Plus que onze mois avant de gagner un frère !

#26 – Soldes, soldes, soldes

En digne héritière de la société de consommation, j’ai traîné pas mal de temps dans tous ces endroits surchauffés, surfréquentés, surpleins de fringues mal rangées et d’étiquettes aux couleurs agressives… quel est le mot déjà ? des magasins !

Bon, et comme aujourd’hui la mode est de se racheter une conscience écologique, j’ai d’avantage réfléchi mes achats. Deux investissements, et pas un seul craquage (non, les livres ne comptent pas). Un nouveau manteau, parce que la même doudoune cinq ans de suite c’est plus que rentabiliser, et de nouvelles bottes. On part sur de jolies cuissardes San Marina noire et sur une coupe perfecto dans un bordeaux sombre que j’affectionne particulièrement en ce moment. Rien de déraisonnable, ma carte bleue a pris un petit coup de chaud mais je suis contente du résultat. Les joies de l’après fête !

#25 – Laissons, laissons entrer le soleil

Soleil timide de janvier, il fait froid mais beau. Je suis de nouveau confinée chez moi, mes jours de libraires ont officiellement pris fin. Jusqu’à une prochaine fois. Et sur mon bureau se pose gentillement un morceau de lumière et de chaleur, un rappel du monde extérieur. Le problème de Paris, c’est qu’il est difficile de se perdre dans la nature. Alors je laisse l’astre du jour jouer ses reflets autour de moi, je m’émerveille comme si le châssis de ma fenêtre était de branches, ses vitres de feuilles translucides. Et j’écris de la forêt et de la mer.

Cher Alexis,

Merci d’avoir fait revivre Hercule-Savinien. Le temps d’une pièce, le temps d’un film. Qu’on ira revoir. Merci pour tes beaux mots, pour tes beaux vers. Merci pour le cœur qu’on sent dans chaque réplique. Merci pour la poésie de l’acte V. Merci pour Léo, merci pour Rosemonde. Pour une soirée inoubliable au Palais Royal, et une autre dans une salle obscure. Merci pour les rires, merci pour les larmes.

Merci pour Edmond.

Cher Edmond,

Merci pour tout le reste. Pour le nez, pour les vers. Pour la fin de l’envoi, pour la promesse faite d’un peu plus près, pour les lettres, les mots tendres et fous, pour les duels et les batailles, pour les larmes et pour les rires.

Merci pour Cyrano.