Jeudi Saint : se mettre au service

L’actu du moment, ce sont les flammes qui ont ravagé la si belle cathédrale de Paris, consacrée à Notre Dame. Un voile de tristesse se forme dans tous les regards dès que le sujet est amené. Et pour une fois, ce sentiment fait écho à l’état de mon âme.

« Mon âme est triste à en mourir » disait le Christ au jardin des Oliviers. Et c’est ce que je ressens le soir du Jeudi, trois jours avant Pâques. Tristesse infinie de savoir le Fils de Dieu déjà trahi par son ami, déjà haï par les Hommes. Les Hommes dont il a pris la condition, pour qui il se laisse livrer, par qui il se fait condamner.

Les Hommes qu’Il s’abaisse à servir lors de son dernier repas.

#45 – Les choses changent

C’est imperceptible au quotidien, on atteint un rythme de vie qui nous convient, un équilibre sain dont on profite justement. Et peu à peu, les traditions bien huilées changent de cadence, les habitudes se dérèglent, le quotidien se modifie. L’inertie disparait.

Et il faut simplement en avoir conscience pour l’accepter, et que le changement fasse lui-même partie de ce qui nous conforte et nous fait respirer.

Choisir de changer, c’est grandir. C’est pour ça que Clochette ne voulait pas de Wendy, c’est pour ça que Peter Pan avait peur que les choses changent. Si tous les changements ne sont pas bons ou même aisés, il n’est rien de pire que de se limiter à un cocon renfermé.

#44 – Le rideau se referme

Sur une scène maintenant vide. Et on se presse vers la sortie, la prochaine représentation commence dans dix minutes. On reste sur le trottoir, devant le petit théâtre parisien. Surpris par la fraîcheur de la nuit tombée, déstabilisé par le retour à la vie réelle. Des étoiles plein les yeux, des rêves plein la tête. Et des silhouettes passent à quelques mètres, on les reconnaît pour les avoir fixées pendant plus d’une heure. On se presse près des comédiens, on les bouscule de mercis pour la magie qu’ils ont créée sur les planches. On promet de revenir.

#43 – En familles

Je vous préviens, on va encore parler de bouffe. Un peu. Dimanche, jour national de repos, de détente, de farniente et de repas de famille. Je n’étais pas dans la mienne, enfin, pas exactement.

Menu de mi saison. La salade mélangeait le pamplemousse et l’avocat, la viande harmonisait beurre de cacahuète et curry, la tarte tatin relevait la glace à la vanille d’un caramel au beurre salé. Un régal d’équilibre sucré salé, chaud froid, et une atmosphère paisible et plaisante.

Atmosphère familiale, ambiance joyeuse et amicale. Je n’étais pas chez mes parents, mais chez ceux d’un ami. Une famille où il fait bon d’être accueilli. Je crois fermement que nos amis forment la famille qu’on se construit, et cet après midi j’étais entourée de la mienne. Bonne semaine !

#42 – Productivité

Un réveil de bonne heure et de bonne humeur, c’est surprenant pour moi ces temps-ci. Et j’ai redécouvert le plaisir de l’avant midi, le sport dans le calme de l’immeuble endormi, les courses au supermarché vide de tous clients, et cet instant de soulagement où toutes les corvées sont barrées de la To Do List. Bon week end !

#41 – Bss, jtm et autres <3

Je viens d’envoyer un message à ma Maman. Enfin, deux messages. Le premier disait « désolée de ne pas avoir répondu plus tôt. Je vais bien. On s’appelle bientôt ? »

Le deuxième : « Je vous aime » (je vouvoie mes parents, et non ça ne crée aucune distance entre nous. Bien au contraire).

Parce que je suis assez sèche dans mes messages, parce que j’utilise d’avantage les emojis que mes propres mots. Ironie de la part d’une littéraire qui se complaît dans le vocabulaire riche de la langue de Molère. Mais ça engage moins un smiley qui envoie un coeur ou une abréviation en trois lettres. C’est plus passe partout, plus discret. On s’affiche moins, on s’étend moins. Et on en oublie la portée que les mots ou leur absence peut avoir.

Ce sont les mots de Cyrano que Roxane aimait.

#40 – Le Fouquet’s et moi

J’ai la chance de passer régulièrement dans ceux qu’on appelle les beaux quartiers parisiens. Et ce soir, je rentrai par la plus belle avenue du monde : les Champs Elysées (palapalapa au soleil sous la pluie à midi ou à minuit). Plus particulièrement, je marchai le long du trottoir des restaurants, et non côté magasins.

Entre autres, le Fouquet’s. Joyau de la gastronomie française et des arts de la table. Depuis Ratatouille, je rêve d’un jour dîner dans un grand restaurant, aux nappes blanches et lumières tamisées. Et ce soir, devant la morne indifférence des messieurs en costume occupés avec leur cancer, devant la platitude des faux cils et la fausse langueur des robes trop voyantes, j’ai chéri la petite brasserie trop bruyante d’où je sortais et les francs fous rires qui venaient de rythmer ma soirée.

Renoncer au Fouquet’s ? Jamais. Mais le jour où j’entrerai, ce sera avant tout pour la douceur d’une soirée d’amitié.

#39 – Scribouillarde

Ça y est, le plan de mon roman est définitif. J’ai déjà près de 50k mots à réviser pour conclure le premier tome. C’est dur de modifier ces phrases qui me tiennent à cœur, qui m’ont fait surchauffer le cerveau et avoir des crampes aux mains. Mais c’est bon de voir cette histoire prendre enfin une forme concrète et propre. Et je me rends compte que mon héroïne a gagné en maturité et en expérience… Comme moi ?

#38 – Happy place

J’avais un entretien cet après-midi, et une chose étrange m’est arrivée. J’en suis sortie… moins bien qu’en y entrant. D’habitude, même si le contact ne se passe pas bien, je sors de mes entretiens un peu plus légère et sereine. Là, c’était tout l’inverse. Et surtout, rentrer chez moi et me replonger dans mon quotidien n’a rien amélioré.

Mon happy place ne fonctionne plus ! Dans cette époque si autocentrée, le cocon où je stocke ma confiance en moi est complètement vide. Il est temps de s’occuper des autres pour faire le plein.

#37 – On the road again

Enfin… dans le train. Bouquin : check. Ordi ? Non, ce week end je déconnecte ! Une heure de trajet, calée dans le tgv. J’aime les gens qui prennent le train le samedi : ils sont détendus et contents de profiter d’un peu de temps libre.